Informations générales - Arthroscopie des articulations

Qu’est ce que l’arthroscopie ?

L’arthroscopie est une technique opératoire qui permet, grâce à de petites incisions, et à un matériel spécifique, d’explorer l’intérieur d’ une articulation et de traiter les lésions rencontrées. Elle peut éventuellement ne représenter qu’une partie de l’intervention, les autres gestes pouvant nécessiter une ou des incisions complémentaires, et éventuellement plus importantes.

Comment est-elle réalisée ?

L’arthroscope est un tube métallique comportant des fibres optiques, relié à une caméra miniaturisée et à un moniteur. Il est introduit par une petite incision à l’intérieur de l’articulation. Les instruments spécifiques sont introduits par une ou plusieurs autres incisions. Une anesthésie est nécessaire pour la réalisation de l’arthroscopie. Le type d’anesthésie (locale, loco-régionale ou générale) est décidé en fonction de différents critères : recommandations du praticien et de l’anesthésiste, type de pathologie, état clinique et souhaits du patient. Pour certaines interventions, il peut être nécessaire de mettre en place un garrot pneumatique pour éviter un saignement qui gênerait le déroulement de l’intervention. La durée d’hospitalisation est variable en fonction du type d’intervention et de l’état clinique.

Quels sont les risques ?

L’arthroscopie à la réputation d’être une intervention bénigne, mais les statistiques font état de quelques complications qui, même si elles sont rares, préoccupent constamment l’équipe médicale. Ce risque explique que certains examens ou traitements complémentaires sont prescrits.

Risques anesthésiques

Ils sont expliqués lors de la consultation d’anesthésie pré-opératoire qui est obligatoire.

Risques liés à un éventuel garrot

Le garrot peut être responsable de troubles cutanés ou neurologiques locaux, habituellement régressifs. Ces complications sont prévenues par une protection systématique de la peau et un contrôle continu de la pression du garrot.

Risques liés à la position

Certaines arthroscopies nécessitent une traction sur le membre opéré, ou une position particulière, destinées à faciliter l’accès à l’articulation. Ces tractions et positions peuvent parfois entraîner des complications spécifiques.

Risques liés à l’utilisation du matériel

Etant donnée la petite taille de l’instrument, il peut arriver qu’un fragment de matériel se casse dans l’articulation. il est exceptionnel que ce fragment ne puisse pas être retiré immédiatement.

Risques liés à la technique chirurgicale

Dans la littérature française et internationale, ont été rapportés quelques cas exceptionnels blessures des gros vaisseaux ou des nerfs situés à proximité de l’articulation, au cours du geste opératoire (la position des incisions est calculée pour ne pas endommager ces structures lors de l’incision). Ces complications vasculaires et nerveuses sont graves car elles peuvent nécessiter une intervention urgente de réparation vasculaire ou nerveuse, dont les conséquences peuvent être très graves et pénalisantes. Le chirurgien connaît parfaitement ces risques et fera tout son possible pour les éviter.

Risques post-opératoires

L’infection de l’articulation est très rare. Une articulation présentant, dans les jours qui suivent l’intervention, un gonflement, des signes inflammatoires et s’associant éventuellement à une fièvre, doit faire évoquer cette complication. Elle nécessite un traitement en urgence. Ces risques sont réduits au maximum par une asepsie rigoureuse avant, pendant et après l’intervention. Les complications septiques font l’objet d’une surveillance attentive par le Comité de lutte conte les Infections Nosocomiales de l’établissement.

La thrombose veineuse ou phlébite du membre inférieur est rare, mais elle peut se rencontrer, en général favorisée par un terrain particulier. Elle fait l’objet d’un traitement préventif en cas de facteur de risque.

L’hémarthrose (saignement intra-articulaire) se traduit par l’apparition brutale, rapide d’un épanchement sous tension qui peut être très douloureux. Elle est liée soit à une hémorragie sur le trajet de l’incision, soit au saignement d’une structure intra-articulaire. Il est parfois nécessaire de soulager le patient par une ponction évacuatrice, éventuellement renouvelée.

L’algodystrophie est une réaction douloureuse et enraidissante de l’a rticulation, d’origine inconnue, qui peut survenir après toute intervention chirurgicale, y compris l’arthroscopie. Elle peut en prolonger de façon importante les suites.

Les cicatrices peuvent être le siège de petits problèmes locaux : rougeur, retard de cicatrisation. Il n’est pas rare de noter la présence d’un discret hématome sous cutané entourant le siège des incisions. Un écoulement peut correspondre à une fistule ou à une infection et doit être immédiatement signalé. Il est fréquent de noter une " boule " sous les incisions, traduisant un processus de cicatrisation exubérant propre à quelques individus. Enfin, peuvent survenir des troubles de la sensibilité de la peau à proximité des voies d’entrée aussi minimes soient-elles car toute incision peut entraîner la section de petits filets nerveux. Ces troubles sont habituellement régressifs

Ces complications sont toutes rares mais existent et mon devoir est de vous informer de leur existence.

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

mise à jour juin 2013

 


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